Témoignage : « Du décrochage vers le raccrochage scolaire »

31 Janvier 2024

Ce mois-ci, M., jeune fille de 15 ans, nous raconte la période où elle avait complètement décroché de l’école, son cheminement, son projet, sa « lutte » pour faire accepter ses choix et sa situation actuelle.

« J’étais en 2ème S, je n’aimais pas mon école, je n’aimais pas les cours, les gens et les profs. Mes notes n’étaient pas bonnes et ça m’arrivait de sécher les cours.

Au début, ma famille pensait que j’avais de mauvaises fréquentations, que c’est pour cela que ça n’allait pas à l’école et ils m’ont donc confisqué mon téléphone. Ma situation scolaire ne s’est pas améliorée et a même empiré. Je leur ai dit que je ne me voyais pas rester en général car j’avais du mal avec l’étude et que je préférais la pratique. Les profs ont confirmé cela et j’allais quand même être orientée vers le technique ou le professionnel.

Un jour, une tante m’a parlé d’une école où elle avait fait ses études artistiques et cela m’a vraiment plu. Au début, ma famille n’était pas d’accord. Ils pensaient que je voulais quitter cette école pour suivre une copine qui allait quitter aussi, alors qu’elle, elle partait dans une autre école. C’était clair pour moi, j’avais envie de me diriger vers des études de décoratrice, ensuite tu m’as parlé du projet « Lance-toi » ; grâce à ce projet, j’ai eu l’occasion de rencontrer une décoratrice d’intérieur et cela est venu confirmer mon choix. Il ne me restait plus qu’à convaincre ma famille et surtout ma mère. Mon père, lui il me disait de faire ce que je voulais. Ce qui ne m’a pas aidé, c’est que lors d’une réunion de parents, un prof a totalement descendu mon projet en disant que c’était pourri, que ce n’était pas pour moi, que je ne trouverai pas de travail, etc. Ma mère qui aimait bien ce prof et qui pensait qu’il voulait mon bien, l’a écouté et n’était donc pas d’accord alors que les autres profs soutenaient mon projet.

Après tout cela, ma sœur et mon frère ont compris que mon envie était sincère et non pas influencée et ils ont validé mon projet. Donc, avec leur aide et celui de ma tante, on a fini par réussir à convaincre ma mère. Sa principale peur était que je ne trouve pas de travail, mais moi, ça ne me fait pas peur, déjà, je sais que je ne vais pas rester en Belgique et puis je sais que je pourrai rebondir si besoin, mais au moins ma scolarité se passe mieux et je fais quelque chose que j’aime, je n’aurai pas pu tenir autrement.

Avec ma tante, je suis partie aux journées portes ouvertes de l’école en question et après cela, voir une de leurs expositions et cela m’a plus, j’ai aimé et je me suis inscrite.

Maintenant, ma mère est contente, elle voit que les profs sont bienveillants et le niveau est quand même bon, dans les cours généraux, c’est quasi la même matière qu’on voit, elle est rassurée et même fière et mes points dans le bulletin sont bons.

Aujourd’hui, je me sens mieux à l’école et je fais quelque chose qui me plait et je suis soutenue par ma famille, donc tout se passe bien. »

Je remercie M. pour son témoignage et je lui souhaite le meilleur pour la suite.
Si toi aussi, tu te poses des questions sur ton orientation et que tu as besoin d’un accompagnement, n’hésites pas à nous contacter.

A bientôt,

Coralie DUFLONT
Assistante sociale

Images libres de droit, consultée le 15.01.2024 sur www.pexels.com:
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/bureau-ecole-sans-visage-etudiant-476...
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/personne-mains-art-creatif-4483093/
 

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