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Avec le groupe d’apprenantes des cours de Français nous avons fait une table de discussion très intéressante. Cela leur a permis de beaucoup parler et de pratiquer le français. Nous avons parlé de la transmission, de ce qui était important pour elles de transmettre à leurs enfants, des différences...

« Tu es parti sans même que l’on puisse te dire au revoir … »

31 Mai 2016 31

 

« Tu es parti sans même que l’on puisse te dire au revoir … »[1]

Voici le texte d’une jeune concernant son deuil que j’ai aidé à écrire.

Je n’oublierai jamais ce 15 janvier 2015, jour où tout a changé dans nos vies, c’est ce jour-là que l’on a appris ton décès. Je n’ai tout d’abord pas compris quand maman nous a dit qu’à la base que nous étions 4 et que nous n’étions désormais plus que trois. Je n’ai pas compris ou bien je ne voulais pas comprendre car cette annonce était impensable. A 15 ans, on ne s’imagine pas perdre un parent, on veut d’abord grandir, se marier, être stable, avoir sa propre famille, rendre fier ses parents, qu’ils puissent constater notre évolution.

Lorsqu’on a jamais connu la mort d’un proche, on a l’impression que sa famille est intouchable, on se prend une claque lorsqu’on constate concrètement que l’être humain n’est pas immortel.

Ensuite le déni s’installe, je n’y croyais pas, je pensais encore pouvoir te voir à tout moment franchir le pas de la porte, te voir rouler dans ta Mercedes, courir après ta perruque que le vent aurait emportée. Ces bons souvenirs auxquelles je devrais désormais me contenter car aucun autre ne viendra s’y ajouter.

Comme on a appris ton décès tardivement, nous n’avons pas pu assister à l’enterrement du coup, on a encore eu plus de mal à réaliser que tu n’étais plus là. Pour m’aider j’ai eu ce besoin de venir vérifier, ce besoin incessant de venir me recueillir sur ta tombe.

Après le déni, la réalité fait mal, aussi mal qu’un coup de poignard dans le cœur. La réalité est que tu me manques, que j’ai du mal avec ton absence. Même si tu ne vivais pas avec nous, lorsqu’on était ensemble, je me sentais complète. C’est dur car quand je me vois dans le miroir mes traits me renvoient aux tiens.

Mama si tu lis ces mots même si ce texte parle de papa je voulais te dire merci d’être toujours là même si ce n’est pas toujours facile car parfois je peux être compliquée.

Pour tous ceux qui ont déjà perdu un être cher, je voulais vous dire que la vie est temporaire, qu’on n’est pas intouchable et qu’on partira tous un jour.

A tous je voudrais dire, profitez à fond des gens que vous aimez afin de ne pas regretter, la vie est courte. M.G.

« Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons. » Paulo Coelho

Coralie

Assistante sociale

Je tiens à remercier cette jeune pour son témoignage émouvant, on a aussi ri en écrivant ce texte et tout ça me touche car j’ai été présente lors de ces moments  difficiles et je constate l’évolution et la force qu’elle a en elle.




[1]  Paroles de la chanson du groupe Sniper : Sans (re)pères

 

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